Le Tréma, réseau des musiques actuelles en Paca, s’est réuni en assemblée générale le 25 mai 2010 au Grenier à sons à Cavaillon.
Le rassemblement des 18 structures implantées sur l’ensemble des départements qui composent le territoire régional a permis de faire un tour d’horizon de la situation des adhérents.
Le réseau tient à exprimer sa vive inquiétude quant à la mise en péril du Grenier à Sons à Cavaillon, et la déstabilisation de toute une équipe, au bénéfice de la Scène nationale qui verrait ses moyens renforcés et ses missions élargies à la diffusion des musiques actuelles.
Dans un contexte national de reconcentration des moyens, essentiellement motivées par des soucis d’économies budgétaires, nous alertons sur la mise en difficultés de nombreuses initiatives associatives, faisant fi des besoins des populations et des territoires, des finalités de projets et de la diversité des acteurs.
Ce constat illustre bien que sous couvert de rationalisation, c’est une véritable logique libérale qui est à l’œuvre, mettant à mal le champ associatif et l’éducation populaire pourtant déjà précaires, allant à l’encontre de la diversité des pratiques artistiques et culturelles.
Le réseau Tréma s’est constitué en 2006 avec pour premier objectif de participer à la structuration du secteur. Positionné comme interlocuteur potentiel des pouvoirs publics, il n’a de cesse de solliciter la mise en place de concertations territoriales pour le développement de politiques publiques en faveur des musiques actuelles.
Bien que n’ayant reçu aucun soutien de l’Etat et de la Région à ce jour, nous restons persuadés que cette démarche de co-construction reste une alternative viable aux modèles de concentration et à même de maintenir la diversité artistique et culturelle sur nos territoires.
Les membres du Conseil d’Administration.

